Mon âme en méandre déclare son tableau noir de douleurs dans le brouillard de l’ubac. Je chasse mes larmes qui trahissent mes réflexions liées au taux humide de ma lourdeur du trop-plein. Il fait gris dans mon cœur de 12 centimètres au diamètre trop étroit. L’ubac le pénètre et j’en perds le nord. Dans cette noirceur meurtrie, une vague déferlante, la houle m’enfouie et me mène avec force dans le delta de la rivière des perles dans le sud de la Chine.
Je viens de vivre un déferlement de pathologie incurable. Je bivouaque dans ces tempêtes et crues aux mouvements ondulatoires où mon âme prend tasse. L’oxygène se raréfie en aval. Aurais-je la force de parcourir les 5000 marches de la muraille ? Rejoindre en amont là où le soleil est au rendez-vous ? Où chaque pas avancé me projetterait ton jeu d’ombres, ce spectacle où chaque empreinte de toi me rappellerait combien toi et moi étions majestueux. Pourrions-nous rêver un instant de reprendre la mer et quitter les conflits de la mer de Chine méridionale ? Voguer au vent calme avec une barre douce marchant sur la passerelle de bâbord à tribord les yeux dans les yeux, l’âme légère et le cœur en émoi. Rien que toi et moi oubliant ce passage à vide où le cours de l’histoire s’était perdu dans les abîmes. Permet-moi de rêver encore que nous, n’avons pas de point et que les combinaisons pictogrammes de la poésie chinoise nous mènent boussole au bonheur du temps, dis, nous deux, dis-moi si ça existe vraiment !

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