mercredi 10 septembre 2025

Histoire d'une encre captive


 Au cœur de Paris, l'an deux mille dix-neuf s'éveilla,

Une bouteille de verre, son âme se dévoila.

Non pas de vin capiteux ni d'élixir secret,

Mais d'encre de Chine profonde, un univers discret.

Dans ses flancs de cristal, des ombres dansaient enlacées,

Des tourbillons d'ébène, des formes insensées.

Comme des songes nocturnes, figés en leur écrin,

Un langage silencieux, un mystère chagrin.

Elle trônait altière, sur un pont de pierre rêche,

Où les arches s'étiraient, en une courbe qui s'effèche.

Des lanternes veillaient, flammes figées dans la nuit,

Gardiennes immobiles d'un étrange conduit.

À sa droite, une esquisse, d'une fragile beauté,

Géométrique et légère, presque une idée envolée.

À sa gauche, plus massive, une présence ancrée au sol,

Comme un écho lointain d'un antique symbole.

Et derrière, l'hiver mordant, ses branches décharnées,

Témoins d'un temps suspendu, de saisons éloignées.

L'encre captive en son verre, un monde intérieur,

Une histoire sans paroles, une infinie langueur.

Ainsi naquit ce dessin, d'une main inspirée,

Un instantané figé, une poésie encrée.

Son histoire n'a pas de fin, car dans l'œil qui le voit,

De nouvelles interprétations sans cesse s'entrechoient.

Patsyblue 

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