Je n'entendais plus les oiseaux, ni ces douces sonorités,
Je pensais, pandémie, le monde apaisé, déserté.
Moins de bruits, peut-être, l'air s'était fait discret.
Mais un jour, l'appareil, un nouveau secret.
J'avais perdu les aigus, sans savoir que j'oubliais.
Le jour des retrouvailles, un sourire éclata,
Un monde de sons autour de moi se dévoila.
Disparus, invisibles, ils revinrent, par-delà.
Une joie inimaginable, mon cœur exulta.
Mes pneus sur l'asphalte, un murmure nouveau,
Mon pas sur le chemin, un rythme, un écho.
Avais-je oublié que l'on pouvait faire du bruit ?
Le souvenir s'éteint, puis soudain, luit.
Et malgré ce bonheur, immense, retrouvé,
Ce trésor de mélodies, enfin ravivé,
Ce chœur du monde entier, jadis envolé,
Parfois, mon âme cherche son île isolée.
Dans mon silence, parfois, je dois me plonger.
Étrange besoin, oui, de ne rien écouter.
Rochedy Cp

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