Dans la forêt du Haut Vivarais, quatre chimpanzés, vestiges d'une humanité régressive, s'adonnent à des activités étrangement familières. Le premier a les yeux rivés sur un iPad, découvrant la planète comme un explorateur numérique. Le second, écouteurs aux oreilles, est absorbé par une bande magnétique diffusant des sons venus d'ailleurs. Le troisième a le téléphone collé à l'oreille, semblant écouter attentivement les consignes de son soigneur, tandis que le quatrième, muet, apprend seul le langage des signes dans un silence absolu.
C'est une métaphore puissante : l'humain, en fait, a régressé. Perdu dans l'abondance d'une technologie qui l'a finalement ramené à ce qu'il fut autrefois, un Homo sapiens des temps lointains. Preuve que l'évolution peut être une addiction redoutable qui, sans prévenir, rétrograde nos neurones.

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