Chronique d'une Palette Naturelle
Nous sommes face à la roche. Pas la roche d'un jour, mais celle qui a connu la nuit sans lune des ères, l'ère des Protohistoires. Ces crêtes, sculptées par le temps et la Phylogénétique du monde, s'élèvent comme les livres d'un Index géant. Chaque faille, chaque strate, est un chapitre sur les Ancêtres du sol.
Le ciel, d'un bleu d'une pureté presque trop franche, est le miroir des Mystères de l'Univers qui nous entoure. Mais c'est plus bas que la montagne nous offre son spectacle vivant, son grand plaidoyer pour l'Éloge de la Différence. L'automne a posé sa palette : un feu d'or et de rouge incandescent se bat contre la permanence sombre des pins. C'est l'évolution en pleine action, le cycle qui dit adieu à la saison pour mieux renaître.
Devant cette splendeur, on ne peut survoler l'idée de la fragilité. La beauté absolue de ces couleurs d'alerte, c'est aussi un rappel des Catastrophes Naturelles qui ont bâti ce relief, des Volcans éteints, et de la menace sourde du Changement Climatique qui pèse sur chaque feuille.
Ici, la Rigueur est celle de la nature. La Minutie est celle que nous devons apporter à sa lecture. Se tenir là, face à ces géants silencieux, c'est comprendre le passé pour s'acclimater dans le présent, c'est reconnaître la force qui nous dépasse, et se sentir une infime, mais essentielle, partie de la Trame du monde.
Cette journée au Pas de la Case n'est pas une simple pause ; c'est une page d'archive dans le Grand Livre du Temps, où chaque couleur est une donnée que notre Storybook se doit d'immortaliser.
Rochedy Cp
Paroles (Spanglish)
En Pas de la Casa, mira la montaña esculpida
El tiempo no pasa, una historia aquí escondida
Las rocas antiguas, un lienzo de color
Pinos oscuros y el otoño en su esplendor
Somos tan frágiles, I look up at the sky
Y siento el cambio, un susurro, un adiós
Traduction française
Au Pas de la Case, regarde la montagne sculptée
Le temps ne passe pas, une histoire est ici cachée
Les roches anciennes, un canevas de couleurs
Les pins sombres et l'automne dans sa splendeur
Nous sommes si fragiles, je lève les yeux vers le ciel
Et je sens le changement, un murmure, un adieu

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