Mille et Un Plans
Les jours s'empilent dans un agenda froissé,
Les jours s'évanouissent aux traces de rouge sur papier glacé.
Quatre noms, quatre ombres sous les néons bleus,
Tu dérives sans port, un taxi sans phares dans tes yeux.
Lundi ton double masqué, un rire qui dérive,
Mardi l’agenda s'agite, une danse compulsive et vive.
Jeudi l’amant t’appelle, vendredi bar après bar,
Jeudi l'ombre t'entraîne, vendredi soir après soir.
Tu souris à chacun, mais ton regard s’en veut,
Toujours quelqu’un te touche… jamais personne ne t'a vue.
Tu passes d’une main à l’autre, un fantôme sans amarre !
Tu glisses dans le noir des promesses de fortune au comptoir !
Une caresse légère, un silence dans un bar !
Indécise entre les lèvres que tu viens d’embrasser au hasard !
Et le solo s'élève, un cri d’échos dans la nuit !
Tous pensent te connaître en effleurant ton réconfort !
Mais derrière le rouge vif et le masque qui séduit !
Ton cœur cherche encore… un peu de répit pour l’aurore !
Tu leur donnes un fragment, le reste est en apnée,
Jamais entière vraiment, dans des draps froids déjà abandonnés.
Le serveur ferme tard, les néons deviennent gris,
Une silhouette s'efface avant que le soleil ne crie.
Tu maquilles les silences avec des mots jolis,
Mais dans le miroir cassé… ton regard s'effrite et supplie.
La trompette vacille, un rire qui se brise net !
Un solo trop brûlant pour finir honnêtement sa quête !
Les hommes lèvent leur verre, fascinés par l’emprise de l’instant !
Sans voir la solitude qui chavire dans le mouvement !
Tu danses au bord du vide avec grâce entre les mains,
Et personne ne comprend… l'abîme sous tes sourires de demain.
Ton jeu de séduction… profite, le temps s’enfuit dans le vide !
Danse encore d’homme en homme jusqu’au bout de la nuit lucide !
Mais quand les spots s’éteignent et que le jazz s’effondre enfin !
Ton cœur reste seul… dans le silence froid du petit matin !
Walking bass qui descend… hi-hat qui court encore…
Le piano ralentit comme une pluie de cendres sur le port…
Et sous les lumières mortes du dernier cabaret,
Tu souris une dernière fois… avant de t’effacer à jamais.
Patsyblue
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