Je me souviens du sourire du moine à Saint-Asile de la campagne du fin fond du monde avec sa soutane en corde autour de lui et qui pendait jusqu’à ses sandales. L’homme en lui-même avait un air gentil, un visage rond. Je le connais bien, il venait se restaurer dans la maison de grand-mère après y avoir prêché et bu son vin et pris sa miche de pain pour la semaine. Quand il repartait avec toute ses breloques au bruit sourd et métallique, clopinant et l’estomac rassasié, il prenait la route en nous assurant de téléphoner à son arrivée. Il a tellement de chemins à parcourir, de bois à traverser et des possibles dangers sur sa route. Qui sait ? Souvent, il m’arrivait de le croiser à la bibliothèque du village. Il était connu pour sa grande connaissance. Il était si gentillet ce moine de Saint-Asile. Qui ne se souviendrait pas d’un homme si humble et sans prétention aucune ? On pouvait tout lui demander, ça pouvait aller des fiches de cuisine des magazines qu’il mimait avec grâce et sourire surtout quand il parlait culinaire ou bien quand il détaillait la nature du jardin public de Saint-Asile. En prime, il avait toujours des pastilles à la fraise dans sa poche gauche. Tout y était. Ah ce brave moine de saint-Asile ! Il se nommait Désiré.
jeux poétiques, jeux littéraires... Acrostiches, cadavres exquis, bouts rimés... Humour, absurde et poésie...Dans mon monde , la paix du passé est un avancement pour l'éternité . La toile de la planète bleu c'est le portrait de l'humanité chacun doit y prendre soin , les traces sont des empreintes d'un passé accompli et l'écrit le parchemin d'une lecture infinie , prendre le temps d'observer c'est apprécier le don de la vie , je me présente sans artifice voilà mon coming out
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