L’historique des silences ne change rien aux absences.
Sous la pierre des jours repose l’écho des voix perdues.
Vacuité de l’âme, compagnon de mes nuits bleu-gris,
orageuses comme les regards qu’on détourne.
Je me désarmerai de tout ce qui est néfaste,
abandonnant l’artefact de survie
dans ce monde où l’hypocrisie se vend mieux que la vérité.
Les syllabes se répètent, comme les secondes d’un sablier fatigué.
Hermite par force, mais aussi par conviction,
je protège ce qu’il me reste d’entre-monde,
là où l’œil devient miroir et l’objectif émotionnel.
La résilience n’est pas un mot,
c’est un chemin qui brûle sous les pas de ceux qui ne renoncent pas.
La quête, elle, sera notre fin —
ou peut-être notre commencement.
La muse de soi n’est rien d’autre
que le reflet tremblant de la paix intérieure.
Ce n’est pas la quantité qu’on s’octroie,
mais la qualité du souffle, du geste, du silence.
Le fil d’or est en nous.
À droite, à gauche, tout droit —
qu’importe la direction, si l’on marche en conscience.
Le sentiment d’impuissance face à la réalité
n’est que le prix de la lucidité.
Le temps est un secret,
la vie son mystère,
et la nuit, ses lumières.
Les compositions du monde font un Tetris infini,
une architecture fragile où les penseurs murmurent :
la vie est dynamique,
et sa beauté tient à ses imperfections.
Patsyblue

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