– Slam de l’Amour Éphémère
L’amour est éphémère… la passion, éternelle. Alors, le bonheur ? Illusion. Un mirage suspendu entre le battement et la blessure.
Les gens confondent tout. L’amour, la passion, le manque, la dépendance, l’envie d’exister dans le regard de l’autre.
La passion… elle passionne. Elle t’attrape, t’enlace, te brûle la peau, et te jette dans un rêve éveillé.
Elle te rend vivant, trop vivant. Tu planes, tu chavires, tu crois aimer — mais c’est ton cerveau qui te ment.
Car la passion, c’est une chimie. Un orage d’hormones, une danse moléculaire. Ton cœur s’emballe, ta raison s’efface, cette ivresse fougasse te fait croire que c’est pour toujours.
Et pourtant… ce “toujours” ne dure jamais. La passion est belle, mais brève. Un feu de joie dans un désert d’hiver.
L’amour, le vrai, — il existe. Mais il se cache, comme une étoile derrière le jour. Une chance sur un million, un billet de loto qu’on gratte avec l’âme.
Mais on joue quand même. On rejoue. On mise le cœur, encore et encore. Parce que sans ça, on n’existe plus.
En amour, comme ailleurs, il n’y a pas de hasard. On écrit notre bonheur, on fabrique nos désastres. Destin ou choix ? C’est la même ligne, vue depuis un autre battement.
La vie du présent tisse celle de l’avenir. Et dès la naissance, la fin nous attend. Nous sommes des horloges humaines, programmées pour mourir en croyant vivre.
Le bonheur, lui, s’appelle Temps. Hier, j’avais tout le temps. Demain… je n’en aurai plus.
L’humain, œuvre d’art imparfaite, auteur et compositeur de sa propre histoire, ne laisse que des éclats, des reflets, des souvenirs en vitrail.
Les splendeurs éphémères… ces feux-follets qu’on appelle amour.
Rêveur ou poète, j’écris à mains nues sur la peau du silence.
Mon spectacle ne se racontera pas. Il se murmure. Il se respire. Il s’efface.
Ce sont les lettres d’un voyageur — ayant aimé l’amour, sans jamais avoir eu la chance de le connaître.
( Patsyblue, 2025)


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