samedi 15 novembre 2025

Les Commandements, en poème de lumière


 Tu aimeras — c’est là que tout commence,

comme une braise discrète qui éclaire plus loin que la nuit.

Tu aimeras le Très-Haut d’un amour sans partage,

et tu aimeras ton prochain comme un miroir fragile

où ton propre souffle se reflète.


Car l’amour ne blesse pas,

l’amour ne murmure pas la faute,

il ouvre la route au-delà des interdits,

il étend sa main jusqu’à la millième génération

pour ceux qui marchent dans sa clarté.


Souviens-toi des jours qui doivent se reposer,

ces haltes où le cœur se dépose comme une pierre tiède,

où l’homme apprend qu’il n’est pas maître du temps

mais simple passager d’un sablier qui respire.


Honore ceux qui t’ont donné vie,

ceux qui t’ont guidé, même maladroitement,

ceux qui ont porté ton nom avant toi.

En les honorant, tu prolonges tes jours,

et la terre elle-même te reconnaîtra.


Ne prends pas la vie —

ni par la main, ni par la pensée, ni par la colère.

Ne brise pas l’amour —

ni dans le secret, ni dans l’ombre, ni dans l’oubli.

Ne dérobe pas le fruit du labeur d’autrui,

car chaque bien porte l’empreinte d’une fatigue humaine.


Ne travestis pas la vérité,

ne laisse pas ta langue devenir une arme,

car un seul mensonge fait chanceler mille vérités.


Ne convoite rien —

ni maison, ni femme, ni terre, ni souffle —

car le désir dévoyé est une racine sombre

qui finit par enserrer le cœur.


Ainsi se tiennent les commandements :

non comme des chaînes,

mais comme des sentiers pour celui qui veut demeurer juste.


Marche dans l’amour,

marche dans la justice,

marche dans la lumière qui ne réclame rien,

car c’est là que s’accomplit la Loi,

et que l’homme trouve sa paix.


Patsyblue 



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