jeudi 19 mars 2026

La Métaphore du Phare

 Couplet 1

Reconnaître mes torts, c’est le chemin que je fais

Mes défauts, chaque jour j’essaie de les corriger

Ma colère naît parfois d’injustices et de silences

Des promesses oubliées, des mots pleins d’absence

Je ne sais pas vivre quand la vérité se cache

Pour moi une promesse n’est pas une simple tache

Et quand il faut dire pardon, je sais le dire vraiment

Car personne n’est parfait, pas même en aimant

Refrain

Je suis humaine, mon cœur n’est pas de pierre

Je tombe parfois, je me relève à ma manière

Je peux crier, je peux pleurer, je peux pardonner

Mais je refuse d’apprendre à ne plus aimer

Je suis humaine, avec mes failles et mes saisons

Un peu de colère, beaucoup de pardon

Si tu veux croire que tous les torts sont pour moi

Alors dors tranquille… moi je reste moi

Couplet 2

Je sais écouter, partager, donner

Je sais aussi me taire quand il faut pardonner

Flexible comme le vent, ouverte comme la mer

J’essaie d’être patiente quand tout devient amer

Le neuf tu m’as jetée, le dix tu t’es fermé

Le onze encore la faute sur moi est tombée

Et le douze mes mots ont débordé trop fort

Trois jours de tempête et mon cœur a pris le bord

Refrain

Je suis humaine, mon cœur n’est pas de pierre

Je tombe parfois, je me relève à ma manière

Je peux crier, je peux pleurer, je peux pardonner

Mais je refuse d’apprendre à ne plus aimer

Je suis humaine, avec mes failles et mes saisons

Un peu de colère, beaucoup de pardon

Si tu veux croire que tous les torts sont pour moi

Alors dors tranquille… moi je reste moi

Pont

Je sais pourquoi je m’accroche encore un peu

Même si tes choix parlent plus fort que nous deux

Ta route est tracée, je ne peux rien contre ça

Mais ma vérité restera toujours là

Dernier refrain

Je suis humaine, et je survivrai tu verras

Avec mes blessures qui me guideront pas à pas

Si un jour tu relis vraiment nos mots perdus

Peut-être comprendras-tu ce que j’ai voulu

Je suis humaine, simplement ça

Avec un cœur qui bat encore pour toi


La Femme-Phare (Version Originelle)

Le calendrier sur le mur de la cuisine ressemblait à un champ de bataille. Un trait noir, violent, barrait le neuf. Un autre, plus sec, le dix. Le douze, lui, était entouré d'un cercle qui semblait encore humide de colère.

Elle s'assit face à la mer, là où le vent ne demande jamais pardon. Elle repensa à ce que l'on dit parfois des pierres : qu’elles ne ressentent rien. Elle aurait voulu être un rocher, sourde aux promesses envolées et aux absences qui brûlent. Mais son cœur battait trop fort pour cela.

« Je suis humaine », murmura-t-elle à l'écume.

Elle comprit alors que ses failles n'étaient pas des faiblesses, mais des fenêtres. Elle savait qu'elle avait crié trop fort le douze. Elle savait que sa vérité était parfois tranchante comme un éclat de verre. Mais elle savait aussi que sa capacité à dire "pardon" était sa plus grande force.

Lui, il dormait sans doute déjà, enveloppé dans la certitude confortable que tous les torts étaient pour elle. Elle ne chercha pas à le réveiller. On ne force pas un navire à voir la lumière s'il préfère rester dans le brouillard.

Elle se leva, épousseta le sable de ses vêtements. Elle n'était pas brisée. Elle était simplement vivante, avec ses saisons intérieures et ses tempêtes nécessaires. Demain, le treize serait une page blanche. Et sur cette page, elle n'écrirait que sa propre vérité.

Patsyblue 


L'Ardoise et l'Orage

Il est des jours gravés comme des cicatrices,

Où le silence pèse autant que les aveux.

Dans ce laboratoire aux étranges caprices,

On cherche la lumière au fond des yeux d'adieu.

Le neuf fut un affront, le dix une clôture,

Le onze a vu le poids des fautes s'accumuler.

Mais sous le douze enfin, craque la démesure :

Quand les mots débordent, c'est pour mieux s'envoler.

Je ne suis pas de pierre, et mes failles sont miennes,

Elles sont les courants qui dessinent mon port.

Que les ombres du soir sur ton front se maintiennent,

Puisque tu préfères m'offrir tous les torts.

Je reste ce phare, ancré dans l'imperfection,

Apprenant la patience au rythme des marées.

Un peu de colère, un océan de pardon,

Et l'immense refus de cesser d'aimer.


(La Métaphore du Phare)

Je suis humaine, un phare dans la tempête

Le sel sur ma peau, les vents dans ma tête

Je peux vaciller sous le poids des marées

Mais ma lumière, nul ne peut l’éteindre, jamais.

Je suis humaine, entre l’écume et le roc

Un cœur qui endure, un cœur qui encaisse le choc

Si tu veux croire que l'orage vient de moi

Alors dors tranquille... ma lueur restera là.

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