Couplet 1
Reconnaître mes torts, c’est le chemin que je fais
Mes défauts, chaque jour j’essaie de les corriger
Ma colère naît parfois d’injustices et de silences
Des promesses oubliées, des mots pleins d’absence
Je ne sais pas vivre quand la vérité se cache
Pour moi une promesse n’est pas une simple tache
Et quand il faut dire pardon, je sais le dire vraiment
Car personne n’est parfait, pas même en aimant
Refrain
Je suis humaine, mon cœur n’est pas de pierre
Je tombe parfois, je me relève à ma manière
Je peux crier, je peux pleurer, je peux pardonner
Mais je refuse d’apprendre à ne plus aimer
Je suis humaine, avec mes failles et mes saisons
Un peu de colère, beaucoup de pardon
Si tu veux croire que tous les torts sont pour moi
Alors dors tranquille… moi je reste moi
Couplet 2
Je sais écouter, partager, donner
Je sais aussi me taire quand il faut pardonner
Flexible comme le vent, ouverte comme la mer
J’essaie d’être patiente quand tout devient amer
Le neuf tu m’as jetée, le dix tu t’es fermé
Le onze encore la faute sur moi est tombée
Et le douze mes mots ont débordé trop fort
Trois jours de tempête et mon cœur a pris le bord
Refrain
Je suis humaine, mon cœur n’est pas de pierre
Je tombe parfois, je me relève à ma manière
Je peux crier, je peux pleurer, je peux pardonner
Mais je refuse d’apprendre à ne plus aimer
Je suis humaine, avec mes failles et mes saisons
Un peu de colère, beaucoup de pardon
Si tu veux croire que tous les torts sont pour moi
Alors dors tranquille… moi je reste moi
Pont
Je sais pourquoi je m’accroche encore un peu
Même si tes choix parlent plus fort que nous deux
Ta route est tracée, je ne peux rien contre ça
Mais ma vérité restera toujours là
Dernier refrain
Je suis humaine, et je survivrai tu verras
Avec mes blessures qui me guideront pas à pas
Si un jour tu relis vraiment nos mots perdus
Peut-être comprendras-tu ce que j’ai voulu
Je suis humaine, simplement ça
Avec un cœur qui bat encore pour toi
La Femme-Phare (Version Originelle)
Le calendrier sur le mur de la cuisine ressemblait à un champ de bataille. Un trait noir, violent, barrait le neuf. Un autre, plus sec, le dix. Le douze, lui, était entouré d'un cercle qui semblait encore humide de colère.
Elle s'assit face à la mer, là où le vent ne demande jamais pardon. Elle repensa à ce que l'on dit parfois des pierres : qu’elles ne ressentent rien. Elle aurait voulu être un rocher, sourde aux promesses envolées et aux absences qui brûlent. Mais son cœur battait trop fort pour cela.
« Je suis humaine », murmura-t-elle à l'écume.
Elle comprit alors que ses failles n'étaient pas des faiblesses, mais des fenêtres. Elle savait qu'elle avait crié trop fort le douze. Elle savait que sa vérité était parfois tranchante comme un éclat de verre. Mais elle savait aussi que sa capacité à dire "pardon" était sa plus grande force.
Lui, il dormait sans doute déjà, enveloppé dans la certitude confortable que tous les torts étaient pour elle. Elle ne chercha pas à le réveiller. On ne force pas un navire à voir la lumière s'il préfère rester dans le brouillard.
Elle se leva, épousseta le sable de ses vêtements. Elle n'était pas brisée. Elle était simplement vivante, avec ses saisons intérieures et ses tempêtes nécessaires. Demain, le treize serait une page blanche. Et sur cette page, elle n'écrirait que sa propre vérité.
Patsyblue
L'Ardoise et l'Orage
Il est des jours gravés comme des cicatrices,
Où le silence pèse autant que les aveux.
Dans ce laboratoire aux étranges caprices,
On cherche la lumière au fond des yeux d'adieu.
Le neuf fut un affront, le dix une clôture,
Le onze a vu le poids des fautes s'accumuler.
Mais sous le douze enfin, craque la démesure :
Quand les mots débordent, c'est pour mieux s'envoler.
Je ne suis pas de pierre, et mes failles sont miennes,
Elles sont les courants qui dessinent mon port.
Que les ombres du soir sur ton front se maintiennent,
Puisque tu préfères m'offrir tous les torts.
Je reste ce phare, ancré dans l'imperfection,
Apprenant la patience au rythme des marées.
Un peu de colère, un océan de pardon,
Et l'immense refus de cesser d'aimer.
(La Métaphore du Phare)
Je suis humaine, un phare dans la tempête
Le sel sur ma peau, les vents dans ma tête
Je peux vaciller sous le poids des marées
Mais ma lumière, nul ne peut l’éteindre, jamais.
Je suis humaine, entre l’écume et le roc
Un cœur qui endure, un cœur qui encaisse le choc
Si tu veux croire que l'orage vient de moi
Alors dors tranquille... ma lueur restera là.
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