jeudi 23 avril 2026

« Le Souffle des Pierres »


Ils sont deux à la garde, témoins sans paroles,

La rivière qui creuse et le tilleul qui frémit,

Ils ont tout gardé, l'éclat, les folles,

Le temps qui s'étire entre la vie et l'oubli.

La pierre taillée par les mains d'autrefois,

Parle au présent, murmure dans les veines,

Ce n'est pas du silence, c'est juste une voix,

Qui attend qu'on l'écoute, qu'on la rende humaine.

​C'est là que tout commence, en terre profonde,

(En terre profonde),

Là où les racines ne tarissent jamais,

(Ne tarissent jamais),

Le mystère circule, voyageur du monde,

Dans le sillage gris de ce qu'on a aimé.

Cendre légère, chargée de chaleur,

Poids de l'instant, éclat de l'histoire,

Ce qui a brûlé reste au fond du cœur,

Comme un socle d'ombre pour nos mémoires.

​La main du gamin dans celle des anciens,

Transmission pure, passage de relais,

Le lien est sacré, il n'appartient à rien,

Sauf à l'éternel, sauf à ce qu'on savait.

Le Doux continue, son chant est le nôtre,

L'arbre persiste, gardien du décor,

Si quelqu'un s'en va, un autre prend l'autre,

La vie est une boucle, un chant sans remords.

​Ce n'est pas le vide, ce n'est pas la perte,

C'est la cendre qui refroidit en douceur,

Une mélodie, une page ouverte,

Qui attend d'être fredonnée par le bonheur.

La flamme est partie, la trace est grise,

Mais elle brûle encore dans le temps qui s'enfuit,

La terre se souvient, la mémoire se précise,

Et la chanson voyage, même dans la nuit.

​Même quand le jour décline !

Que les murs s'effacent, que tout se dissipe !

La racine court, la sève chemine !

C'est le seul voyage qui n'a pas de limite !

La rivière chante, le tilleul fredonne !

Ce que nous étions, ce que nous serons !

Une mélodie offerte à personne !

Et pourtant offerte à tous, en abandon !

​Cendre, rivière, tilleul, mémoire...

Le cercle se ferme, le cercle commence,

Ce sera toujours une longue histoire,

Portée par le vent, par notre silence.

Patsyblue 

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