jeudi 30 avril 2026

L’Éloge de la Montagne


 L’Éloge de la Montagne (Swing du Grand Livre)

​(Intro parlé, voix feutrée, piano seul)

Mesdames et messieurs…

Approchez…

Aujourd’hui, on ne lit pas un livre…

On grimpe dedans.

​Couplet 1

Face à la roche, pas celle d’un matin,

Mais celle qui connaît les siècles sans témoins,

Protohistoires gravées dans ses plis,

Chaque strate murmure : “Regarde… je suis la vie.”

C’est un index géant sous mes doigts curieux,

Un vieux manuscrit tombé des cieux,

Chaque faille raconte un monde disparu,

Un bal ancien que le temps a tu.

​Refrain

Swing, swing, balance avec le vent,

La montagne écrit depuis la nuit des temps,

Rouge et or, elle brûle sans bruit,

C’est l’automne qui danse avec la vie.

Swing, swing, écoute le silence,

Chaque pierre garde une confidence,

On est peu… mais on est dedans,

Dans la trame du monde, infiniment.

​Couplet 2

Le ciel trop bleu pour être honnête,

Reflet des mystères qu’on interprète,

Mais plus bas, ça vibre, ça lutte encore,

Entre les pins sombres et les feuilles d’or.

C’est la différence qui fait le décor,

Un feu vivant, un dernier accord,

Ça tombe, ça meurt, mais ça recommence,

L’évolution mène la danse.

​Pont (break instrumental, puis voix)

Volcans éteints… mais mémoire en fusion,

Catastrophes anciennes en suspension,

Et dans l’air flotte une question…

Combien de saisons avant l’illusion ?

(cuivres montent, tension)

Le climat soupire, la feuille frissonne,

Chaque couleur est une alarme qui sonne…

​Refrain

Swing, swing, balance avec le vent,

La montagne écrit depuis la nuit des temps,

Rouge et or, elle brûle sans bruit,

C’est l’automne qui danse avec la vie.

Swing, swing, retiens bien la leçon,

La beauté cache une vibration,

On croit regarder… mais lentement,

C’est elle qui nous lit profondément.

​Couplet 3

Rigueur brute dans chaque relief,

Minutie fine comme un bref,

Faut lire le monde comme un savant,

Ou juste rester là… humblement.

Au Pas de la Case, j’ai tourné la page,

Pas une pause — mais un archivage,

Chaque couleur, chaque instant vécu,

Un souvenir que le temps a cousu.

​Outro (ralenti, presque murmuré)

On n’est rien…

Mais on est là…

Un point discret dans ce grand fracas…

(piano seul, puis contrebasse)

Et si la montagne garde mémoire…

Alors…

Nous aussi… on fait partie de l’histoire.

Patsyblue 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire