L'enfant de quarante n’avait rien demandé,
Pas même né déjà chargé du passé,
Des routes fuyantes, des noms effacés,
Une histoire cousue avant de respirer.
Des femmes debout dans le vent des départs,
Les mains pleines de rien, le cœur plein de regards,
Elles portent le monde en silence et en feu,
Pour sauver ce qui reste quand tout devient peu.
On part sans revenir, on vit sans oublier !
Les absents nous tiennent comme une vérité !
Deux rives, deux vies, un même sang blessé !
Et le temps n’efface rien de ce qui a brûlé !
On écrit pour tenir, mais l’encre ne guérit pas !
Les silences sont lourds quand ils parlent pour toi !
Et même à distance, même à travers les ans !
On reste liés par ce qui manque autant !
Deux sœurs séparées par le fil de la vie,
À l’extrémité du monde, sans jamais se revoir ici,
Les lettres ont voyagé mais n’ont pas remplacé
La chaleur d’une voix, d’un regard partagé.
Chacune son destin, chacune son chemin,
Aux States elle est partie, le cœur serré dans les mains,
Laissant une enfant, une lignée à bâtir,
Avec pour héritage ce qu’on ne peut guérir.
Et dans le silence… entre deux respirations…
On entend encore leurs noms… leurs prénoms…
Comme un écho qui refuse de mourir…
Comme un serment… qu’on n’a pas su finir…
On part sans revenir, on vit sans oublier !
Les absents nous tiennent comme une vérité !
Deux rives, deux vies, un même sang blessé !
Et le temps n’efface rien de ce qui a brûlé !
Mais au bout des nuits, malgré tout ce froid !
Il reste une flamme qu’on ne comprend pas !
Un lien invisible, fragile et puissant !
Qui fait tenir debout les vivants !
Patsyblue
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