dimanche 3 mai 2026

"Les Mains De Sel"



 "Les Mains De Sel" :

​Couplet 1
Il y a des soirs où le destin s'égare,
Où l'on mise l'essentiel sur un coup de hasard.
Un homme aux mains agiles, un salon de miroirs,
A laissé son honneur dans le creux du soir.
Il a jeté sur table ce qu'il n'avait pas le droit,
Perdant dans un silence le toit et la foi.
Mais dans l'ombre veillait une femme de fer,
Prête à tout arracher aux griffes de l'enfer.
​Couplet 2
Elle a ouvert le coffre des siècles enfouis,
Sorti les pièces d'or, le trésor de la nuit.
Seize cents années d'histoire pour racheter le sang,
Pour que l'enfant des filles ne soit pas un absent.
Lui, est parti ailleurs, refaire un nouveau nom,
Bâtissant des palais sur un lit de charbon.
Oubliant dans sa fuite la douleur et les cris,
Tandis que dans la Drôme, on payait le prix.
​Refrain
C’est le poids du secret, la mise sous le boisseau !
L’histoire qui nous précède et nous courbe le dos !
De l’or pour une vie, du pain pour un enfant !
Le sacrifice immense des mères et du temps !
On porte les colères des pères disparus !
Dans le froid des hivers et le pain qui n'est plus !
​Couplet 3
Jean a grandi là, dans l'ombre de l'Ancienne,
Celle qui vécut cent ans pour qu'il soit de la sienne.
Partageant la miche entre deux mains de sel,
Pendant que l'autre mère ignorait son appel.
Veuve de guerre parée, aux poches bien remplies,
Elle laissait son fils dans le gel de l'oubli.
Comment ne pas crier ? Comment ne pas trembler ?
Quand on est le gain perdu d'une main mal aimée.
​Refrain
C’est le poids du secret, la mise sous le boisseau !
L’histoire qui nous précède et nous courbe le dos !
De l’or pour une vie, du pain pour un enfant !
Le sacrifice immense des mères et du temps !
On porte les colères des pères disparus !
Dans le froid des hivers et le pain qui n'est plus !
​Final
L'arrière-grand-mère est morte en soixante-cinq,
Emportant dans sa tombe le secret du destin.
Jean a gardé la rage, le manque et le frisson,
De n'être pour sa mère qu'une ombre sans raison.
Mais l'or est toujours là, dans le cœur, dans les veines,
La seule vraie richesse au bout de tant de peines.

Patsyblue 

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