samedi 2 mai 2026

La valse des lignées


 La valse des lignées

On dit que l'exil est un ruban qu'on déroule,
Mille ans de poussière dans une seule ampoule.
Elle est arrivée par la mer, l'Arménienne,
Trois femmes pour racines et la rage en gardienne.
Le verbe s'est perdu dans le pli des bagages,
Mais le sang n'a jamais oublié les rivages.
Dans ses yeux clairs, on voit l'ombre des plateaux,
Un peuple en déroute sur le pont d'un bateau.
Tourne et tourbillonne, l'enfant de quarante !
Le souffle de l'Ardèche et l'âme du Levant !
La souche est arménienne, le cœur est de soie !
Six vies sont nées d'un seul, c'était le choix du roi !
La tribu s'élargit, elle défie le temps !
Dans cette valse lente, on reste vivants !
(Dans cette valse lente, on reste vivants.)
Le petit roi s'en est allé sur la pointe des pieds,
L'aîné des six enfants, sans descendance à guider.
Sur les cinq restants, les filles ont pris le relais,
Une préfère le silence, sans les cris des bébés.
Mais trois autres ont semé, trois fois trois petits-enfants,
Et un petit dernier qui arrive avec le vent.
Les traits arméniens se dessinent sur leurs fronts,
Même si les vieux mots ne franchissent plus les ponts.
L'Ardèche a des collines, l'Arménie des volcans,
Le parler a disparu, mais l'histoire bat son flanc.
Ce n'est plus la même terre, mais c'est le même sang,
Nulle oubli n'est possible quand on porte l'élan.
Tourne et tourbillonne, l'enfant de quarante !
Le souffle de l'Ardèche et l'âme du Levant !
La souche est arménienne, le cœur est de soie !
Six vies sont nées d'un seul, c'était le choix du roi !
La tribu s'élargit, elle défie le temps !
Dans cette valse lente, on reste vivants !
(Dans cette valse lente, on reste vivants.)
Un enfant souche arménien, une Ardéchoise pure,
Ils ont perpétué la tribu, au-delà des blessures.

Patsyblue 

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