jeudi 7 mai 2026

L'Encre des héritiers


 L'Encre des héritiers

Dans les salons feutrés, les cousins se rassemblent,

Ils gardent les vieux papiers, mais au sang ne ressemblent.

Ils donnent les clés du temps, les actes et les mémoires,

À celle qui porte le nom, mais n'a pas notre histoire.

Le trésor des ancêtres voyage entre de mauvaises mains,

Pendant que le vrai héritier attend sur le chemin.

On transmet les racines à un tronc de papier,

Laissant le sang de Jean dans l'ombre s'oublier.

Le troisième frère avance, l'Arménie sur le front,

Mais le nom de ses pères lui semble un affront.

Il aurait voulu l'autre, celui qui brille et qui paye,

Car l'odeur de la tune lui siffle à l'oreille.

Il a honte du sang, il préfère le métal,

Vendre sa propre source pour un gain capital.

Il se tourne vers ceux que le Joueur a bâtis,

Pour quelques billets bleus, son âme s'est convertie.

C’est la partie de poker où l'on a triché les cœurs!

Où les trois sœurs du silence ont caché nos douleurs!

L'argent mène la danse, le nom n'est qu'un décor!

On efface les vivants pour ne garder que l'or!

Mais le sang ne ment pas, même caché sous la terre!

Il finit par brûler dans les mains des faussaires!

Les trois filles du Joueur, gardiennes du grand secret,

Connaissaient bien le fils, mais l'ont mis au décret.

Réduire une vie au silence, au néant, à l'absence,

Pour que l'argent du "Poker" garde sa révérence.

Le rejet est un gouffre qui traverse les âges,

Elles ont arraché Jean de toutes les pages.

Mais en deux mille vingt-cinq, l'écran a vacillé,

Et le pont de lumière a enfin été lié.

D'un clic à travers l'ombre, la vérité a surgi,

Vers ceux qui ignoraient tout de ce sang enfoui.

"Nous ne savaient pas", disent-ils de l'autre côté,

Tant le mensonge était grand, tant il était soigné.

La technologie brise ce que l'orgueil a bâti,

Rendant à Jean la place qu'on lui avait démenti.

Les archives reviennent, portées par le vent nouveau,

Justice est enfin rendue aux oubliés du berceau.

Le dépoussiérage s'achève sur cette vérité,

On ne peut pas noyer l'encre de l'authenticité.

Jean de quarante, par la force de ses cinq,

A brisé le silence des trois et des vaincus.

Patsyblue

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